Space Adventure Cobra
Par Drasche, vendredi 30 janvier 2009 à 22:42 :: Return of the geek :: #46 :: rss
Deuxième épisode sur les héros de mon enfance. D'abord une (longue) présentation, suivie de quelques commentaires à propos de son influence sur mes propres travaux créatifs.
Cobra est un corsaire de l’espace, un habile voleur, un grand séducteur, et le pire ennemi de la Guilde des pirates de l’espace.
Le manga a vu le jour à la fin des années 70 sous le crayon de Buichi Terasawa, un auteur pour le moins créatif, très inspiré notamment par le cinéma français de l’époque. Le personnage de Cobra est fortement basé sur Jean-Paul Belmondo et les personnages qu’il a incarnés durant sa carrière, jusqu’au sens de l’humour particulier de Cobra. Terasawa est en effet un grand fan de l’acteur français.
Très accroc à la science-fiction dès mon plus jeune âge, je ne pouvais que m’intéresser à Cobra et son univers, ses attributs particuliers, ses histoires entraînantes et bourrées d’action. La plastique plutôt ronde et bien en chair des femmes rencontrées par Cobra dans ses aventures a sûrement dû laisser une empreinte au fond de mon cerveau vu que c’est le seul type de femme qui m’attire aujourd’hui.
Cobra est pratiquement un super héros. Il est le plus souvent vêtu d’un collant rouge avec des bottes de la même couleur, il est très intelligent, est doté d’une force et d’une résistance surhumaine, il récupère de ses blessures à une vitesse affolante, et surtout, il est doté du psychogun, une arme cachée dans son bras gauche qui le rend virtuellement invincible et qui est pour beaucoup dans sa réputation. Car Cobra est l’homme le plus recherché de l’univers, notamment à cause des pertes qu’il inflige à son ennemi juré, la Guilde des Pirates. Enfin, il est inséparable d’un cigare nauséabond, auquel se substitue parfois un cigare gadget comme une lampe de poche ou une réserve d’oxygène pour respirer sous l’eau.
Terasawa est un auteur inventif, qui décrit un univers extrêmement varié et dépaysant, peuplé de personnages tout aussi divers, aux caractéristiques parfois très originales. Cette diversité transparaît particulièrement dans le manga, dont j’ai acheté les 20 volumes sortis à la fin des années 90 et que j’ai lus, et que je relis parfois, avec beaucoup de bonheur. Les histoires sont nerveuses, dirigées par l’action, et on n’a pas le temps de s’ennuyer.
Ces histoires sont tout aussi inventives. Terasawa orchestre les aventures de Cobra pour le faire voyager sur de nombreuses planètes. Il en profite pour faire livrer des combats parfois épiques à son héros, et le point d’orgue des aventures de Cobra est probablement Les Six Héros Légendaires, dont l’un des protagonistes s’appelle Goku et est équipé d’un bâton capable de grandir (et là s’arrête la comparaison avec l’autre). Cette histoire en particulier décrit plusieurs mondes différents, donne de l’étoffe a plusieurs personnages, et conte le combat final entre Cobra et son ennemi juré, Crystal Boy, plus connu en nos contrées sous le nom de l’Homme de Verre.
Un long métrage d’animation fut d’abord réalisé au début des années 80, mais il déplut fortement à Terasawa. En effet, on voit un Cobra aller d’aventure en aventure tout en donnant l’impression de subir les évènements plutôt que de les anticiper. Ce film a quelque chose de très onirique, ce qui le mène aux antipodes des aventures habituelles de Cobra. Au passage, j’aurais dû mettre le film à la liste des choses que j’ai honte de posséder car c’est un embarras plus qu’autre chose. L’histoire est un amalgame mal fichu de plusieurs idées tirées du manga: les trois soeurs, la planète-vaisseau, les aigles des neiges, et j’en passe. La musique originale fut balayée lors du passage en Europe au profit d’une bande sonore produite par le duo suisse Yello, dont on s’accorde à dire qu’elle ne surpasse malheureusement en rien la bande originale japonaise, mais n’ayant jamais entendu l’original, je ne saurais en juger.
La série animée réalisée quelques temps plus tard fut beaucoup plus réussie, et se trouve facilement en coffret DVD. Les histoires sont nettement plus fidèles même si pas identiques au manga. L’animation est de bonne facture, de même que les doublages, et la musique originale. Au passage, les paroles du générique français ont été écrites par un certain Antoine de Caunes sous un nom d’emprunt. On retrouve notamment dans cette série les histoires les plus connues comme le trésor de Nelson, le rugball, et Salamandar.
Cobra, le personnage, fut ma principale inspiration pour créer Joe Gilliam, un officer Starfleet dans un jeu de rôle Star Trek. Il en reprenait les principales caractéristiques physiques mais j’ai rapidement oublié son modèle pour lui donner une vie propre. Toutefois, j’ai usé de quelques stratagèmes pour m’en rapprocher en quelques occasions, notamment en lui faisant forger un révolver Magnum .77 directement inspiré par celui possédé par Cobra. À noter que Cobra se fait appeler Joe Gillian dans l’histoire consacrée au rugball.
Et enfin, j’avais aussi écrit quelques chapitres d’une nouvelle contant les aventures d’un homme qui se retrouve malgré lui dans une situation similaire à celle de Cobra, mais à notre époque. J’étais inspiré quand j’ai écrit le début, mais j’ai beaucoup plus de mal à continuer aujourd’hui
Bref. Si vous avez aimé le dessin animé, je ne peux que vous enjoindre à lire le manga et les nombreuses aventures qui n’ont pas été portées à l’écran.
Commentaires
1. Le samedi 21 novembre 2009 à 10:35, par jimooo
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