Goldorak, ou UFO Robo Grendizer
Par Drasche, dimanche 25 janvier 2009 à 22:28 :: Return of the geek :: #45 :: rss
Allez, c’est parti pour faire le tour des plus grands héros de mon enfance. Je ne les nommerai pas tous car il me faudrait alors mentionner La bataille des Planètes et Capitaine Flam, et un nombre improbable de dessins animés. Je ne citerai que ceux qui m’ont le plus marqué, et qui me marquent encore: Goldorak, Cobra, et Albator, par ordre croissant d’intérêt.
À la fin des années 70, un robot géant, le premier du genre dans nos contrées, envahit les écrans. Goldorak et son pilote, Actarus, défendaient chaque semaine la Terre contre les Golgoths, Antéraks et autres Monstrogoths envoyés par les forces de Vega et son Grand Stratéguerre. Actarus est un homme blessé et meurtri par le récent massacre de son peuple sur la lointaine planète Euphor. Bien que les épisodes finissent toujours bien, on sent un côté sombre à cette histoire.
Honnêtement, si le dessin animé m’attirait à l’époque devant le petit écran comme la misère sur le monde (mais quand même moins que Albator), ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. J’ai en stock les deux coffrets de DVDs vendus avant l’interdiction de distribution qui les frappa peu de temps après leur mise en vente, et je m’en débarrassais volontiers.
Même s’il y a eu une évolution dans la série avec l’apparition de la Patrouille des Aigles, la soeur d’Actarus, Horos et la mort d’Hydargos, le dessin animé était surtout une suite d’épisodes très indépendants les uns des autres, avec une mise en scène du méchant de la semaine. Vaguement, dans le fond, quelques aspects changeaient. Avec l’âge et après avoir vu bien d’autres choses en SF comme en anticipation et d’autres genres plus abordables, je suis devenu plus difficile.
On le sait peu, mais Goldorak est le chapitre final d’une trilogie des robots, laquelle a été écrite par Go Nagaï, considéré comme le grand maître dans le domaine des robots géants. Son œuvre majeure est sans conteste Mazinger Z, premier chapitre de la même trilogie, et qui est d’ailleurs vu comme l’ancêtre de tous les robots géants. Il a rencontré un succès faramineux au Japon alors qu’il est pratiquement inconnu ici, sinon des fans. Pour l’anecdote, Alcor en personne est le pilote de Mazinger Z, et reprend ses études ensuite, raison pour laquelle il ne sera que peu visible durant le second chapitre, Great Mazinger, avant de revenir en force pour Goldorak.
Le dessin animé me laisse donc de marbre. Mais le manga d’origine, c’est une toute autre histoire. UFO Robo Grendizer, de son nom original, n’est constitué que de quatre volumes mais ils sont remplis d’une histoire composée de quelques épisodes majeurs, plus sombres que le dessin animé, avec une fin toute différente. Dans le dessin animé, on a droit à une fin à l’eau de rose faite sur mesure pour les enfants avec Actarus et sa soeur qui retournent sur Euphor après avoir écrasé Vega.
Le manga est plus adulte, sombre, intègre de nombreux éléments des chapitres précédents de la trilogie, présente des personnages parfois plus sombres et plus ambigus. Elle ajoute en plus de nombreux éléments notamment mythologiques, une bonne dose d’humour avec ces allusions sexuelles dont les Japonais ont le secret, et un final à la fois sombre et optimiste.
J’ai découvert ce manga il y a une dizaine d’années lorsqu’il a été adapté en français et j’ai rapidement été conquis par pratiquement tout ce qui a été escamoté pour les besoins d’un dessin animé pour enfants et que je décris plus haut.
Au final, je ne pourrais que vous recommander la lecture du manga qui est un véritable joyau.
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